par Alec Castonguay
8 Décembre 2011
Des coûts incontrôlables, des performances incertaines, un processus d’achat bâclé, un gouvernement prêt à tout pour obtenir son avion… La plus importante acquisition militaire de l’histoire canadienne est à haut risque. Et des milliards de dollars sont en jeu.
Nuit après nuit, les pilotes canadiens de CF-18 décollaient de la base italienne de Trapani en direction de leurs cibles en Libye, 570 km plus loin. Au milieu d’un ciel d’encre, dans le cockpit éclairé par les instruments, réfléchis sur sa visière, chaque pilote était conscient qu’un seul missile lancé par l’armée de Kadhafi pouvait le tuer. « Tu es assis dans la carcasse et tout ce que tu veux, c’est revenir vivant », raconte le major-général Yvan Blondin, numéro deux de la Force aérienne canadienne, qui a vécu des expériences semblables au Kosovo au tournant des années 2000
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C’est pour minimiser les risques que le major-général Blondin souhaite que le Canada achète l’avion de combat Joint Strike Fighter F-35. Polyvalent, avancé technologiquement et difficile à détecter par les radars ennemis, le F-35 « donne aux gars une chance de plus de revenir », dit ce pilote de CF-18 au regard bleu perçant. En Libye, la défense antiaérienne n’était pas très puissante. « Mais qui sait où le Canada devra intervenir dans les prochaines années ? » ajoute-t-il. tout équipée, illustre-t-il.
Les militaires de l’Aviation royale canadienne sont convaincus que la multinationale américaine Lockheed Martin tiendra ses promesses et que son F-35, présentement à l’essai, sera à la hauteur lorsqu’il sortira de la chaîne de production de Forth Worth, au Texas.
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