9 février 2012
Seulement 3 % de succès selon la science

Selon les chercheurs, une intervention militaire visant à restaurer la démocratie ou à changer un régime n'a que 3% de chances de réussir.
(JML) L’intervention militaire de l’OTAN en Libye était-elle le meilleur moyen pour sauver des civils, déloger le colonel Kadhafi et ramener la démocratie dans ce pays? Nous avons évidemment de nombreuses raisons d’en douter, mais voilà que la science sociale nous en apporte la preuve éloquente.
Le 24 mars 2011, Stephen M. Walt, professeur de relations internationales à Harvard a publié sur son blogue « Foreign Policy », un article qui recense plusieurs études démontrant que la très grande majorité des interventions militaires étrangères visant des changements de régime se soldent non seulement par des échecs, mais qu’elles augmentent aussi la possibilité de guerres civiles subséquentes. L’une de ces études, réalisée par Georges Downs et Bruce Bueno de Mesquita de l’Université de New York a observé que parmi les dizaines d’interventions militaires américaines depuis 1945, moins de 3 % ont conduits à une démocratie stable au bout de 10 ans.
Malheureusement, les interventions étrangères en Afghanistan, en Irak et en Libye ne font que conforter les résultats de ces études…
Partagez ce lien via :

27 janvier 2012

Pas autant que les dépenses civiles en tous cas !
C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par deux économistes de l’université du Massachusetts. Robert Pollin et Heidi Garrett-Peltier ont publié en 2009 des résultats qui concluent qu’un investissement d’un milliards de dollars crée au moins deux fois plus d’emplois dans le secteur civil que dans le secteur militaire.
AVEC UN INVESTISSEMENT D’UN MILLIARD $
Industrie militaire et défense 8600 emplois crées
Baisse d’impôts 10 800 emplois créés (26 % de plus)
Soins de santé 12 900 emplois crées (50 % de plus)
Education 17 700 emplois créés (107 % de plus)
Transport public 19 800 emplois créés (131 % de plus)
On le constate, si le gouvernement avait réellement l’intention de créer des emplois et de relancer l’économie, ce n’est ni dans les baisses d’impôt aux grandes compagnies, et surtout pas dans les dépenses militaires qu’il investirait, mais bien dans le secteur civil. C’est une question de priorité!
Partagez ce lien via :

26 janvier 2012
par Alec Castonguay
8 Décembre 2011
Des coûts incontrôlables, des performances incertaines, un processus d’achat bâclé, un gouvernement prêt à tout pour obtenir son avion… La plus importante acquisition militaire de l’histoire canadienne est à haut risque. Et des milliards de dollars sont en jeu.
Nuit après nuit, les pilotes canadiens de CF-18 décollaient de la base italienne de Trapani en direction de leurs cibles en Libye, 570 km plus loin. Au milieu d’un ciel d’encre, dans le cockpit éclairé par les instruments, réfléchis sur sa visière, chaque pilote était conscient qu’un seul missile lancé par l’armée de Kadhafi pouvait le tuer. « Tu es assis dans la carcasse et tout ce que tu veux, c’est revenir vivant », raconte le major-général Yvan Blondin, numéro deux de la Force aérienne canadienne, qui a vécu des expériences semblables au Kosovo au tournant des années 2000
.
C’est pour minimiser les risques que le major-général Blondin souhaite que le Canada achète l’avion de combat Joint Strike Fighter F-35. Polyvalent, avancé technologiquement et difficile à détecter par les radars ennemis, le F-35 « donne aux gars une chance de plus de revenir », dit ce pilote de CF-18 au regard bleu perçant. En Libye, la défense antiaérienne n’était pas très puissante. « Mais qui sait où le Canada devra intervenir dans les prochaines années ? » ajoute-t-il. tout équipée, illustre-t-il.
![f18a[1]](http://www.stopponslesdepensesmilitaires.com/site/wp-content/uploads/2012/01/f18a1-300x197.jpg)
Les militaires de l’Aviation royale canadienne sont convaincus que la multinationale américaine Lockheed Martin tiendra ses promesses et que son F-35, présentement à l’essai, sera à la hauteur lorsqu’il sortira de la chaîne de production de Forth Worth, au Texas.
Pour lire l’entièreté du dossier, cliquez ici
Partagez ce lien via :

11 janvier 2012
Malgré une lettre cosignée par l’intersyndicale et l’association étudiante il y a plus d’un an pour le «bannissement de toute forme de recrutement militaire» entre les murs de l’institution collégiale du Cégep de Victoriaville, la direction du collège affirme qu’elle ne fermera pas la porte aux Forces armées canadiennes.
Selon Vincent Guay, directeur général du Cégep, « l’armée canadienne n’est pas considérée comme belliqueuse en s’étant souvent signalée pour ses interventions humanitaires et celle-ci est une possibilité de carrière les policiers et les pâtissiers. »
Face à l’inertie du Cégep quant aux positions et aux décisions prises démocratiquement en assemblée générale par les syndicats du Cégep et l’association étudiante, deux étudiants ont répondu publiquement dans le journal régional La Nouvelle Union.
Présence militaire au Cégep : on veut ouvrir la question
Publié le 17 Novembre 2011, Journal La Nouvelle Union
Nous sommes des étudiant(e)s du cégep de Victoriaville déçu(e)s de la position du conseil d’administration par rapport à l’acceptation d’une présence militaire à l’intérieur du cégep. De fait, l’article paru dimanche dernier dans La Nouvelle Union tente d’éviter la question soumise au conseil par l’intersyndicale et l’AGEECV et ainsi «clore» un débat encore bien présent.
Effectivement, tel que M. Vincent Guay l’affirme, «il ne nous apparaît […] pas opportun de nous lancer dans un débat de valeurs». Au contraire, nous sommes d’avis que le cœur du débat concerne avant tout les valeurs. Dans cette situation, il ne nous paraît pas opportun de considérer que toutes les opinions se valent comme il le sous-entend dans le même article.
En effet, ce n’est parce qu’au sein d’une population nous retrouvions des gens contre et d’autres en faveur d’une certaine question que nous devrions éviter d’entrer dans un débat dit «de valeurs». En ce sens, il est légitime de se rappeler que le cégep de Victoriaville adhère à des chartes de valeurs spécifiques qu’il essaie de mettre en application dans l’ensemble de ses actions.
Ainsi, le débat ne se passe pas seulement entre les membres du conseil d’administration et certains étudiant-e-s mais plutôt sur le plan des valeurs prônées par les forces armées canadiennes et le cégep qui sont, disons-le, diamétralement opposées.
Effectivement, le cégep de Victoriaville adhère aux mouvements des Établissements verts Brundtland (EVB) et celui de Cégep vert du Québec. Les objectifs des EVB sont de construire un monde écologique, pacifique et démocratique. Le rapport Brundtland, dont est issu ce mouvement, précise que «la compétition en matière d’armement et les conflits armés peuvent dresser de redoutables obstacles sur la voie d’un développement durable [qu’ils] hypothèquent lourdement des ressources matérielles […] et humaines [ainsi que] des richesses qui pourraient être employées à lutter contre l’effondrement des systèmes de protection de l’environnement, contre la pauvreté et contre le sous-développement».
La certification Cégep vert du Québec, quant à elle, «invite à la concertation, dans une perspective d’amélioration continue et de développement responsable et viable, à travers la gestion environnementale et l’éducation relative à l’environnement ».
Or, d’un autre côté, notre institution ouvrirait ses portes à une instance qui, comme nous le rappelle le chef d’état-major Rick Hillier dans le journal Globe and Mail du 15 juillet 2005: «Nous ne sommes pas la fonction publique du Canada, nous ne sommes pas un ministère comme un autre. Nous sommes les Forces canadiennes et notre travail est d’être capable de tuer des gens ». Plus encore, il est clair que l’armée ne va pas du tout dans le sens du développement durable soutenu par le Cégep. Nous n’avons qu’à lire des articles sur les dépenses militaires des derniers mois pour commencer à nous poser de sérieuses questions. Un extrait d’un texte paru dans la revue L’Actualité d’octobre 2011 intitulé «La vraie facture de la mission canadienne en Lybie» est très révélateur : « Ainsi, les six chasseurs CF-18 actifs en Libye ont effectué 862 sorties entre le 19 mars et le 28 septembre, pour un total de 3 525 heures. Une heure de vol coûte 12 393 $ au gouvernement, ce qui inclut l’essence (4 419 litres par heure), l’entretien, les pièces de rechange, l’usure des pièces et les services d’inspection des ingénieurs. Cela exclut les frais fixes comme le salaire des pilotes et l’amortissement. Total : 43,7 millions de dollars » …
Ainsi, il est donc clair qu’il y des différences fondamentales entre ce que sous-tend l’armée et les objectifs éducatifs du Cégep. De ce fait, sa présence au sein des murs de notre cégep est pour nous une incohérence en raison des valeurs auxquelles il adhère.
Considérant un contexte de crise écologique, d’inégalités sociales croissantes à l’échelle mondiale, d’augmentation faramineuse des budgets alloués à l’armée et la hausse des frais de scolarité, il nous paraît prioritaire de se définir un projet de société et c’est en commençant par notre milieu de vie et notre milieu éducatif, en l’occurrence notre Cégep.
Vincent Marcoux et Jean-François Langlais
Étudiants en GEEA, production fruitière et légumière biologique
Pour lire tous les commentaires liés à cette lettre ouverte, : http://www.lanouvelle.net/Soci%C3%A9t%C3%A9/%C3%89ducation/2011-11-09/article-2800574/Recrutement-militaire-de-collegiens-le-Cegep-veut-clore-la-question/1
Partagez ce lien via :

11 novembre 2011
Hier, les étudiants de partout au Québec ont manifesté leur désaccord au sujet de la hausse des droits de scolarité. Le gouvernement libéral de Jean Charest a décrété pour 2012 une augmentation de la facture étudiante pour une période de cinq ans. La logique derrière cette manœuvre improvisée? Aucune, sinon celle de faire croire que les étudiants doivent faire leur juste part.
Comment le gouvernement peut-il prétendre que les étudiants doivent faire leur juste part? Ce n’est pas du côté des étudiants que le gouvernement québécois devrait prendre l’argent, il aurait plutôt tout intérêt à regarder du côté d’Ottawa.
Dans le plus récent budget du Québec en matière d’éducation, tandis que la part de financement de Québec diminuera, passant de 54% à 51%, celle d’Ottawa stagnera à 12%. Pourtant, sous les gouvernements de Jean Chrétien et Paul Martin, le fédéral a coupé près de 1 milliard $ en transfert au Québec pour le financement du système d’éducation. Maintenant, sous la gouverne de Stephen Harper, peu d’espoir subsiste pour un réinvestissement en ce domaine.
Pour ce gouvernement conservateur, l’éducation figure très loin sur la liste des priorités. Depuis son accession au pouvoir, le parti de M. Harper a surtout priorisé la militarisation du pays, y consacrant un budget annuel de 23 milliards $. Seulement pour sa guerre en Afghanistan, plus de 18 milliards $ furent dépensés en dix ans. Avec quel résultat sur le terrain? Augmentation endémique de la corruption, pauvreté et fragilisation croissante des minces gains en matière de droits humains. Avec en prime, non pas une diminution du nombre de combattants talibans, mais plutôt une augmentation. Dix-huit milliards $ pour cela…
Imaginons seulement un instant que le parti conservateur ait versé annuellement 1 milliard $ de plus au Québec pour son système d’éducation : nous aurions la gratuité scolaire (550 millions $) et 56 250 places de plus en garderie (450 millions $).
Pour le gouvernement conservateur, l’enlisement des troupes canadiennes en Afghanistan ne suffisait pas, il a fallu qu’il se lance sur un second front, cette fois en Libye. La « Royal Canadian Air Force » composée de CF-18 permettait de flamber 12 393$ par heure de vol par avion. Une heure de vol équivaut à un endettement moyen d’un étudiant détenteur d’un baccalauréat (13 000 $).
Toujours dans son désir de militariser son pays, Stephen Harper a procédé, sans aucune soumission, à l’achat de 65 nouveaux avions de chasse. Le F-35 coûtera la modique somme d’au moins 100 millions $. Non pour l’ensemble, mais bien pour chaque appareil. En commandant cinq appareils de moins, nous pourrions mettre fin au sous-financement en éducation. En diminuant les dépenses militaires, l’éducation, la santé, les services sociaux et les efforts de lutte contre la pauvreté ne s’en porteraient que mieux.
Stoppons les dépenses militaires, investissons dans la matière grise. Bâtissons la paix. Ne détruisons pas notre système d’éducation. Appuyons nos étudiants.
Jean-Claude Landry et Brian Barton
Président et vice-président
Comité de solidarité/Trois-Rivières (CS/TR)
942, rue Sainte-Geneviève
Trois-Rivières (Qc) G9A 3X6
(819) 373-2598 # 302
Partagez ce lien via :

1 novembre 2011

Les Journées québécoises de la solidarité internationale (JQSI) 2011 soutiendront la campagne Stoppons les dépenses militaires, une initiative amorcée par le Comité de solidarité de Trois-Rivières. Appuyée par les organismes de l’Association québécoises des organismes de coopération internationale (AQOCI), cette campagne rayonnera à travers le Québec pour faire connaître les préoccupations de bien des organismes et citoyens.
EN SACHANT
Que le militarisme est directement lié à la dégradation des conditions de vie des populations civiles touchées par des conflits et qu’il nuit à l’atteinte des objectifs de la coopération internationale;
Que ce militarisme est notamment financé grâce au gel du financement de la solidarité et de la coopération internationales annoncé en 2010 par le gouvernement canadien;
Que le gouvernement consacre uniquement 0.32% de son PIB à l’aide au développement, alors qu’il compte augmenter le budget militaire de façon systématique pour dépenser 490 milliards $ en 20 ans (une moyenne de 24,5 milliards $ par année);
Qu’à travers des contraintes administratives, il limite de plus en plus l’autonomie de ces organismes dans leurs activités publiques, de plaidoyer et sur le terrain.
Les organismes de coopération internationale exigent :
Que le gouvernement canadien respecte son engagement d’allouer 0.7% du PIB à l’aide internationale et réduise de manière importante ses dépenses militaires;
Que le gouvernement canadien rétablisse la réduction de la pauvreté comme le mandat central de l’Aide publique au développement (APD), en conformité avec la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle;
Que le gouvernement reconnaisse les OCI comme des partenaires à part entière en les appuyant comme des acteurs autonomes et importants de la coopération et de la solidarité internationale, de manière durable, prévisible et en toute transparence.
Pour soutenir ces revendications, nous demandons aux citoyens et citoyennes d’appuyer la campagne « Stoppons les dépenses militaires ».
Cliquer ici pour appuyer cette campagne et signez la pétition.
Ce que nos porte-parole en pensent :
Le contexte politique actuel frappe de plein fouet plusieurs organisations qui œuvrent à aider les plus démunis d’ici et d’ailleurs. Elles se font couper les fonds souvent à cause d’idéologies politiques, comme par exemple, le droit des femmes de décider pour leur propre corps… Nous avons peur d’un gouvernement qui préfère financer l’armement à l’éducation, la guerre à la paix. Il n’osera vous dire que le retour sur investissement est plus payant avec la guerre… C’est là que nous comprenons que la valeur de la vie humaine, c’est justement la solidarité qui la donne. Il est donc temps de ne rien prendre pour acquis et de démontrer sa solidarité. » «
Annie et Pierre, ATSA
INVESTISSONS POUR RÉDUIRE LA PAUVRETÉ ET LES INÉGALITÉS DANS LE MONDE PLUTÔT QUE POUR DES DÉPENSES MILITAIRES.
Partagez ce lien via :

19 octobre 2011
par Alec Castonguay
12 Octobre 2011
Le gouvernement Harper affirme que la mission militaire du Canada en Libye a coûté 60 millions de dollars jusqu’à maintenant. Or, des chiffres compilés par L’actualité montrent que la véritable facture frôlerait plutôt les 100 millions de dollars.
Nous avons obtenu le nombre de toutes les heures de vol effectuées par les appareils canadiens entre le 19 mars – moment où le Canada a officiellement rejoint la mission aérienne de bombardement et de protection des civils contre le régime Kadhafi – et le 28 septembre ainsi que celui des bombes larguées par le Canada.
Nous avons également calculé le nombre de jours en mer des frégates NCSM Charlottetown et NCSM Vancouver. En recoupant cette information avec celle du Manuel des coûts 2010-2011 du ministère de la Défense nationale, qui détaille le coût horaire moyen d’exploitation des appareils, on voit apparaître la véritable facture de la mission. Et elle est salée.
Pour lire l’article de l’Actualité cliquer ici
Partagez ce lien via :

30 septembre 2011
OTTAWA – L’Institut Rideau a publié un nouveau rapport qui compile, pour la première fois, les sommes additionnelles dépensées au chapitre de la sécurité nationale depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001.
Le rapport intitulé The Cost of 9/11: Tracking the Creation of a National Security Establishment est signé par l’économiste David Macdonald et examine l’augmentation des dépenses du gouvernement fédéral pour les ministères de la Défense nationale, des Affaires extérieures, de la Sécurité publique et pour les autres agences associées, par rapport au niveau d’avant le 11 septembre.
« Dix ans après le 11 septembre, il est temps de réévaluer si nous devons maintenir un niveau élevé de dépenses de sécurité nationale, » demande Steven Staples, président de l’Institut Rideau. « Le gouvernement a créé au Canada un équivalent du National Security Establishment des États-Unis, un complexe de sécurité nationale. »
Parmi les principaux faits révélés par le rapport, mentionnons :
- Depuis 2000-01, l’année précédant les attaques terroristes du 11 septembre, le Canada a consacré 92 milliards de $ (92 G$) de plus (69 milliards en dollars constants) aux dépenses de sécurité nationale en sus des montants qui auraient été dépensés si les budgets étaient demeurés au même niveau qu’avant 2001.
- Pour l’année financière courante 2011-12, le Canada dépensera 34 G$ au chapitre de la sécurité nationale, ce qui représente 17 G$ (13 milliards en dollars constants) de plus que les montants qui auraient été dépensés si les budgets étaient demeurés au même niveau qu’avant le 11 septembre. Il s’agit d’une augmentation de 105 % (+ 60 % en dollars constants).
- Les dépenses militaires ont quasiment doublé (augmentation de 90 %) depuis le 11 septembre 2001 (+ 45 % en dollars constants) et le ministère de la Défense nationale est de loin celui qui reçoit la plus large part des dépenses de sécurité nationale, soit plus de 21 G$ pour la présente année financière.
- Les programmes de Sûreté et de Sécurité publique ont vu leurs dépenses presque doublées, de 3 milliards à presque 9 milliards annuellement (de 3,9 à 8,7 G$ en dollars constants), soit une augmentation de 186 % depuis le 11 septembre 2001 (+123 % en dollars constants).
L’auteur David Macdonald espère que le rapport déclenchera un débat sur les futures dépenses du Canada. « Alors que la principale menace qui pèse sur notre sécurité nationale semble provenir bien plus de l’économie mondiale que du terrorisme international, devrions-nous consacrer un autre 92 milliards de dollars ou plus, pour la décennie à venir, à entretenir un complexe national de sécurité? » demande Macdonald.
L’Institut Rideau est un groupe indépendant, sans but lucratif et non partisan de recherche, de revendication et de consultation basé à Ottawa.
Le rapport « The Cost of 9/11 » est disponible en anglais sur le site de l’Institut Rideau : www.rideauinstitute.ca.
Pour plus d’information : Steven Staples, président de l’Institut Rideau
Bur. 613 565-9449 | Cel. 613-290-2695 | Cour. mailto:sstaples@rideauinstitute.ca/?subject=The%20Cost%20of%209/11
Partagez ce lien via :

15 septembre 2011
On a souligné de multiples façons le triste anniversaire des attentats du 11 septembre 2011. Attentats qui ont conduit à une interminable guerre qui perdure toujours en Afghanistan. Dans le flot d’analyses et de bilans qui ont marqué cet anniversaire, le bilan de la présence canadienne en Afghanistan se doit d’être fait. Et qu’en est-il de l’impact de l’engagement canadien dans ce pays ? Un engagement qu’a dénoncé au départ le Comité de Solidarité de Trois-Rivières. Et pour cause !
Malgré, dix années de présence militaire étrangère en Afghanistan, ce pays est toujours bien loin de connaître la liberté promise par la communauté internationale. La situation économique et politique continue à se dégrader. La pauvreté, les inégalités, le chômage, un système de santé défaillant et un manque d’accès à l’éducation sont le lot quotidien des Afghans. Quant à la situation des femmes motif le plus souvent invoqué pour justifier l’occupation du pays, force est de constater que leurs droits sont plus virtuels que réels. Près de neuf femmes sur dix sont toujours analphabètes et on estime que entre 70 et 80% des jeunes filles et des femmes sont toujours contraintes aux mariages forcés. En somme, la violence, le délabrement du système de santé et la pauvreté font de l’Afghanistan le pays de la planète le plus dangereux pour les femmes, selon une étude coordonnée par TrustLaw, une entité de la fondation Thomson Reuters. Beau portrait
Des résultats bien maigres pour un engagement militaire qui a fauché, à ce jour, 157 vies parmi les jeunes militaires envoyés en mission de combat dans ce pays et qui aura coûté entre 14 et 18 milliards de dollars aux contribuables canadiens aux prises avec une récession avec son lot de chômage et de pauvreté. De toute évidence, comme le CSTR n’a cessé de le dire et de le répéter, la réponse par les armes aux problèmes politiques, économiques et sociaux mène tout droit à un échec.
Le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre pourrait être l’occasion de faire un bilan rigoureux et franc du choix des armes pour améliorer le sort des populations civiles alors que le Canada prévoit l’allocation de 490 milliards au cours de 20 prochaines années.
L’engagement militaire en Afghanistan, tel que démontré par les multiples enquêtes d’opinion, comme le gaspillage annoncé pour les 20 prochaines années sont contraires la volonté et aux besoins de la population canadienne. Nous le répétons et ne cesserons de le rappeler : c’est par la coopération et l’aide au développement que le Canada contribuera efficacement à éradiquer le terrorisme puisque celui-ci prend racine dans la misère et se nourrit de la domination exercée par les grandes puissances sur les pays les plus pauvres.
Comité de Solidarité/Trois-Rivières
Partagez ce lien via :

16 juin 2011

16 juin 2011

20 avril 2011

19 avril 2011

19 avril 2011

6 avril 2011
